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Plus-value à la revente : quels sont les cas d’exonération ?

Lorsque je rencontre des vendeurs pour la première fois, il y a une question qui revient presque systématiquement, parfois dès les premières minutes : « Et la plus-value… est-ce que je vais devoir payer des impôts dessus ? »

C’est parfaitement compréhensible. Après des années à détenir et entretenir un bien immobilier, à réaliser des travaux, à apporter des changements, à faire des sacrifices… l’idée de voir une partie du fruit de la vente revenir à l’administration fiscale peut être frustrante.

Pourtant, la réalité est souvent plus nuancée qu’on ne l’imagine. Oui, la plus-value à la revente est en principe imposée. Mais non, elle n’est pas systématiquement taxée. Et surtout, il existe de nombreux mécanismes pour en réduire – voire en annuler – l’impact.

Aujourd’hui, je vous propose de faire le point sur le fonctionnement de la plus-value immobilière et sur les cas d’exonération existants.

Pourquoi la question de la plus-value inquiète autant les vendeurs ?

Si vous vendez votre logement plus cher que vous ne l’avez acheté, vous réalisez ce qu’on appelle une plus-value.

Jusque-là, tout va bien. Le problème, c’est que cette plus-value est considérée par l’État comme un gain… et donc comme un montant taxable.

Dans mon quotidien, je vois beaucoup de vendeurs surestimer (et parfois sous-estimer) cette taxation. Certains pensent qu’ils vont être lourdement imposés quoi qu’il arrive. D’autres découvrent cette règle trop tard, au moment de signer chez le notaire, sans avoir anticipé son impact sur leurs finances.

Mon rôle, en tant que professionnelle de l’immobilier, c’est justement de vous aider à y voir clair en amont. Pour éviter les mauvaises surprises, certes, mais surtout pour vous permettre de prendre les bonnes décisions au bon moment.

Comment fonctionne la taxation de la plus-value ?

Commençons par la base.

La plus-value correspond à la différence entre le prix de vente du bien et son prix d’acquisition.

Attention, le prix d’achat ne se limite pas au montant figurant dans l’acte : on y ajoute les frais de notaire, certains travaux, et d’autres frais annexes selon la situation.

Prenons un exemple simple : vous avez acheté un appartement 400 000 € et vous le revendez 600 000 €. La plus-value brute est donc de 200 000 €.

En principe, cette plus-value est soumise à deux taxes :

  • L’impôt sur le revenu, au taux forfaitaire de 19 %.
  • Les prélèvements sociaux, au taux global de 17,2 % (ce qui comprend la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité).

Cela représente une imposition théorique de 36,2 %… ce qui peut faire peur, je le reconnais.

Mais c’est là que les choses deviennent intéressantes : ce taux ne s’applique pas tel quel dans la majorité des cas.

À noter également qu’une surtaxe s’ajoute lorsque la plus-value nette imposable dépasse 50 000 €. Elle est progressive et vise essentiellement à limiter les opérations de pure spéculation immobilière.

Un levier fiscal essentiel dans le cadre d’une plus-value : les abattements liés à la durée de détention

C’est souvent ici que mes clients poussent un soupir de soulagement : il existe des abattements pour durée de détention.

Autrement dit, plus longtemps vous avez conservé votre bien, moins la fiscalité est lourde.

Pour l’impôt sur le revenu, un abattement s’applique à partir de la 6ᵉ année de détention. Il augmente chaque année, jusqu’à une exonération totale au bout de 22 ans.

Pour les prélèvements sociaux, le mécanisme est un peu plus long (tout en démarrant aussi lors de la 6e année), mais tout aussi avantageux : l’exonération totale est atteinte après 30 ans de détention.

Concrètement, cela signifie que si vous vendez un bien détenu depuis longtemps, la taxation de la plus-value à la revente peut être fortement réduite, voire totalement effacée. C’est notamment le cas pour de nombreux investissements locatifs anciens ou pour des biens transmis dans un cadre familial.

Je précise souvent à mes vendeurs que le calcul exact est complexe. Lors de la vente, c’est le notaire qui se charge de calculer précisément la plus-value imposable et de prélever l’impôt le cas échéant. Vous n’êtes donc pas seul(e) face à l’administration fiscale.

Les cas d’exonération complète de la plus-value à la revente

Il existe aussi des cas d’exonération bien spécifiques, dans lesquels la plus-value n’est tout simplement pas imposée.

La vente de la résidence principale

Le plus important des cas d’exonération est sans doute celui-ci :

Si vous vendez votre résidence principale, la plus-value est totalement exonérée, quel que soit son montant. C’est une règle fondamentale.

La résidence principale est le logement que vous occupez habituellement, celui qui constitue le centre de votre vie personnelle et familiale. Même si vous avez quitté le bien avant la vente, l’administration fiscale admet en général un délai raisonnable (souvent autour d’un an) pour finaliser la transaction, à condition que le logement reste vide.

C’est un point que je vérifie systématiquement avec mes vendeurs, car une mauvaise qualification du bien peut avoir de lourdes conséquences fiscales.

Les autres situations d’exonération

D’autres cas plus spécifiques peuvent également vous permettre d’échapper à l’imposition :

  • Vous détenez le bien depuis plus de 30 ans.
  • Vous vendez un bien pour un montant inférieur ou égal à 15 000 €.
  • Vous réalisez la première vente d’un bien autre que votre résidence principale, mais vous réinvestissez le fruit de la vente dans l’achat de votre résidence principale.
  • Vous êtes retraité ou invalide aux revenus modestes.
  • Vous résidez dans un établissement médicalisé et le logement est resté inoccupé.
  • Vous vendez dans le cadre d’une expropriation pour cause d’utilité publique, avec réinvestissement du prix de vente dans une résidence principale.
  • Vous cédez le bien à un organisme de logement social ou à un promoteur qui s’engage à construire des logements sociaux.

Ces situations sont très encadrées, et chaque détail compte. Un simple écart peut suffire à faire tomber l’exonération.

Et maintenant, que faire ?

Si je devais vous donner un seul conseil, ce serait celui-ci : n’attendez pas le compromis pour vous poser la question de la plus-value à la revente. Plus vous anticipez, plus vous aurez de marge de manœuvre.

En pratique, je vous recommande toujours de faire le point en amont avec votre notaire et avec votre conseiller immobilier. Ensemble, nous pouvons analyser votre situation, estimer la fiscalité réelle et, pourquoi pas, ajuster le calendrier ou la stratégie de vente.

Chaque projet est unique. Derrière un même bien, il y a toujours une histoire, des choix de vie, des contraintes personnelles. Mon rôle est de vous accompagner avec pédagogie et transparence, pour que votre vente se déroule sereinement, sans stress inutile.

Pourquoi ne pas en discuter ? Les conseillers de l’Agence de la Gare sont à votre disposition !

Brunoy est une commune résidentielle qui baigne dans un environnement privilégié, en lisière des 3 000 hectares de la forêt de Sénart et en bordure de l’Yerres, le tout à moins de 25 km au sud-est de Paris. Avec son patrimoine architectural varié, constitué de monuments de diverses époques, cette ville de 26 000 habitants du département de l’Essonne constitue une perle rare, très demandée par les familles qui souhaitent échapper au chaos parisien sans trop s’éloigner de la capitale.

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